Calade
Vagabondage du 24 février 2015

Vagabondages : Stephen LAMOUILLE, De Lyon à Granier – Chroniques d’une fin de guerre

dimanche 22 février 2015 par Bernard Lenoble


Stéphen Lamouille nous parle de son livre
De Lyon à Granier – Chroniques d’une fin de guerre édité chez Kometa.


Prenez ce livre en main et vous aurez le poids de l’histoire,
La chaleur humaine de personnes qui vivent dans un milieu et dans une période difficile de septembre 1943 à Aout 1944.
L’héroïsme de ces montagnards face à un envahisseur surarmé.
Ce livre écrit avec Thierry Verron directeur de l’école de Granier (360 habitants) a fait participer des enfants de 9 à 10 ans qui ont rencontré les protagonistes de ce livre.
Ce qui en fait un livre à part, par le croisement du regard de ces enfants mis en mots et l’histoire dure et douloureuse de cette période cruciale.
Livre chaleureux tant par sa forme que par son fond, écoutez Stéphen Lamouille nous plonger dans cette période et lisez ce livre poignant.

Ballade de celui qui chanta dans les supplices
Et s’il était à refaire
Je referais ce chemin
Une voix monte des fers
Et parle des lendemains
On dit que dans sa cellule
Deux hommes cette nuit-là
Lui murmuraient "Capitule
De cette vie es-tu las
Tu peux vivre tu peux vivre
Tu peux vivre comme nous
Dis le mot qui te délivre
Et tu peux vivre à genoux"
Et s’il était à refaire
Je referais ce chemin
La voix qui monte des fers
Parle pour les lendemains
Rien qu’un mot la porte cède
S’ouvre et tu sors Rien qu’un mot
Le bourreau se dépossède
Sésame Finis tes maux
Rien qu’un mot rien qu’un mensonge
Pour transformer ton destin
Songe songe songe songe
A la douceur des matins
Et si c’était à refaire
Je referais ce chemin
La voix qui monte des fers
Parle aux hommes de demain
J’ai tout dit ce qu’on peut dire
L’exemple du Roi Henri
Un cheval pour mon empire
Une messe pour Paris
Rien à faire Alors qu’ils partent
Sur lui retombe son sang
C’était son unique carte
Périsse cet innocent
Et si c’était à refaire
Referait-il ce chemin
La voix qui monte des fers
Dit je le ferai demain
Je meurs et France demeure
Mon amour et mon refus
O mes amis si je meurs
Vous saurez pour quoi ce fut
Ils sont venus pour le prendre
Ils parlent en allemand
L’un traduit Veux-tu te rendre
Il répète calmement
Et si c’était à refaire
Je referais ce chemin
Sous vos coups chargés de fers
Que chantent les lendemains
Il chantait lui sous les balles
Des mots sanglant est levé
D’une seconde rafale
Il a fallu l’achever
Une autre chanson française
A ses lèvres est montée
Finissant la Marseillaise
Pour toute l’humanité

Aragon


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